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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

mercredi 4 avril 2018

La Tétraktys Pythagoricienne




Quel intérêt avons-nous de rechercher la qualité dans le nombre. N’est-ce pas ici un travail contradictoire. Nous savons que la qualité ne peut rimer avec le nombre. Et pourtant, le nombre n’est pas un chiffre, c’est un élément de langage sacré comme aimaient à le penser nos ancêtres et en conséquence impliquait une logique universelle qui se confondait parfaitement avec l’intuition d’un profane éveillé. Ainsi nos philosophes Grecs de la logique et du mythe, grâce à l’acquis de la philosophie éducative, rendirent autonomes leurs systèmes de pensée en oubliant (parfois) qu’il ne peut y avoir d’autonomie de la pensée sans perspectives pour la liberté. La géométrie sacrée comme la numérologie qui en découle, sont l’exemple typique d’une liberté de mouvement et d’investigations que les élites d’initiés, ont pu mettre à jour aux temps anciens.
Héritiers des ces progressions phénoménales de la pensée, nous « modernes » aux pieds d’argiles, nous devons modestement nous incliner face à ce travail de « raisonnement intuitif » qui fut leur œuvre.



Par sa nature même, cette dernière a tellement fait l'objet d'études et d'analyses poussées de la part des plus grands symbolistes et philosophes qu'il reste peu de place à une interprétation personnelle. Malgré tout nous allons en livrer comme une sorte d'abrégé synthétique issu de mes lectures dans l'espoir de vous faire partager ma passion pour ce symbole. Par conséquent afin d'essayer d'en mieux comprendre tout le symbolisme qu'il soit mathématique, géométrique, et bien sûr maçonnique, il conviendra de donner en préambule quelques explications nécessaires qui feront qu'au fil de ce travail tous les frères, quel que soit leur grade, se retrouveront dans cette Tetraktys Pythagoricienne dont la richesse insoupçonnée est sans limites. Cette figure aussi cartésienne qu’irrationnelle est si fascinante qu'il me semble qu’elle possède en son sein l'essence même de la Franc-maçonnerie. Pythagore est un philosophe, mathématicien et scientifique présocratique qui serait né aux environs de 580 av. J.-C. à Samos, une île de la mer Égée au sud-est de la ville d'Athènes. On établit sa mort vers 495 av. J.-C. à l'âge de 85 ans.
Sa vie énigmatique permet difficilement d'éclairer l'histoire de ce réformateur.

Le néo-pythagorisme est néanmoins empreint d'une mystique des nombres.
En effet, pour Pythagore « Tout est nombre » ( Un le Tout ) L'apport majeur de Pythagore est l'importance de la notion de nombre et le développement d'une mathématique démonstrative, mais aussi religieuse. Pythagore donne des nombres une représentation géométrique. Arithmétique et géométrique sont sœurs. Les démonstrations arithmétiques s'appuient sur des figures et cette méthode porte le nom d'arithmétique géométrique.
La Tétraktys Pythagoricienne et le Carré de 4 en sont des exemples parfaits. Chaque unité est figurée par un point, de sorte que l'on a des nombres plans (1,4,9,16, etc. qui sont carrés et 1, 3, 6,10, etc. qui sont triangulaires), des nombres rectangulaires, des nombres solides (dits cubiques, pyramidaux, etc.), des nombres linéaires et des nombres polygonaux. Le premier nombre pyramidal est 4. Cette méthode permet le calcul de la somme des premiers entiers, des premiers entiers impairs ou encore le calcul des triplets pythagoriciens.

Le mot Tétraktys signifie « quadruple éclat rayonnant ».
Ce mot évoque le nombre 4 (Tétra) et une lumière rayonnante (Actys).
La Tétraktys Pythagoricienne ou Quaternaire est un nombre représenté par 10 chiffres disposés en triangle. C'est la raison pour laquelle on l'appelle nombre figuré triangulaire. Sa formule numérique est la suivante : 1 + 2 + 3 + 4 = 10.

Cette figure était sacrée. Les pythagoriciens prêtaient serment « par la Sainte Tétraktys » ou par une autre formule de serment « le Carré de 4 » , à ne pas prendre à la légère quand on sait que certains êtres savent aller au-delà du temps. La doctrine pythagoricienne à un caractère plus cosmologique que purement métaphysique. Rappelons ici que la cosmologie est la science qui étudie la structure et l'évolution de l'Univers considéré dans son ensemble. Le quaternaire est partout présent et toujours considéré comme le nombre de la manifestation universelle. C'est donc le point de départ de la cosmologie tandis que les nombres qui la précèdent, c'est-à-dire l'unité, le binaire, le ternaire, se rapportent uniquement à l'ontologie. C'est à dire l'étude de l'être en tant qu'être, de l'existence en général dans l'Existentialisme et sur la considération de l'essence divine, nécessairement pourvue de toutes les perfections, ce qui implique que Dieux existe.

Pour l'anecdote, à l'époque de Pythagore, chaque point noir était un petit caillou disposé sur le sol, d'où est venu le nom de calcul désignant les petits « cailloux » se formant dans certains organes comme la vésicule biliaire ou les reins. Comme nous l'avons vu précédemment, la Tétraktys Pythagoricienne comprend 10 points ordonnés en un triangle équilatéral. En fait, un point central entouré de 9 points et la base du triangle composé de 4 points. Par conséquent quatre rangées des 4 premiers nombres successifs, dont la somme vaut 10. Ce qui nous amène maintenant à entrer dans le cœur même de la Tetraktys car il y a de multiples manières de la voir.

En voici donc une première analyse :

Au sommet, un seul point qui symbolise l'Un, le Divin, principe de toute chose, l'être non encore manifesté.
Au-dessous, l'origine de la manifestation marquée par 2 points, symbolisant la première apparition, le dédoublement par couple ou dyade, le masculin et le féminin, le phallus et l’œuf, etc.
Donc le dualisme interne de chaque être.
Rappelons qu'en Franc-Maçonnerie le dualisme manichéen est une impasse existentielle par nature.
Viennent ensuite les 3 points correspondants aux 3 minéraux du monde : l'enfer, la terre et les cieux.
Ainsi qu'aux 3 niveaux de la vie humaine : physique, psychique et spirituel.
Et pour terminer, nous trouvons les 4 points de la barre de la pyramide symbolisant la terre, la multiplication de l'univers matériel, les 4 éléments, les 4 points cardinaux, les 4 saisons, etc.
Cet ensemble constitue la Décade, la totalité de l'univers créé et incréé.
Nous aborderons ce sujet un peu plus loin.


 
Une seconde analyse de la Tetraktys Pythagoricienne avec toute la symbolique maçonnique qui s'en dégage, attirera davantage encore notre attention. Le point supérieur peut être également vu comme la représentation de l'unité fondamentale, de la dualité, de l'espace et du temps, de la matérialité. Les deux points peuvent être vus comme la représentation de la complétude des opposés complémentaires. Rappelons encore que le travail du Franc-Maçon est de s'exercer à réunir les opposés et à observer les complémentaires. Représentation également de la dynamique de la vie des éléments structurels.
Les 3 points peuvent être vus comme la figuration de la totalité, du féminin et du masculin, de la création. Les 4 points peuvent être vus comme la représentation du feu, de l'air, de l'eau et de la terre. À noter qu'au cours de ses voyages, le récipiendaire est purifié par ces quatre éléments. Il est donc possible d'établir une correspondance entre ces éléments et la Tetraktys Pythagoricienne.
« Feu. , Air.. , Eau … , Terre …. »
La somme des quatre premiers nombres faits 10. Aller du 4 au 1, c'est aller du matériel, du tangible, du minéral au Divin, en passant par les fluides, les liquides ou les gazeux.
Mais rappelons encore que pour Pythagore « Tout est nombre ». Nous trouverons enfin, ci-après, le symbole des chiffres pour les pythagoriciens.

Le 1 - la monade : unité de l'existence et harmonie générale.
Le 2 - le binaire : la diversité, la division, la séparation.
Le 2 est la dyade (le nombre 2), principe passif et actif, masculin – féminin, faculté génératrice esprit-âme et corps humain d'une part, Divin, d'autre part.
Le 3 - la triade : la loi du ternaire est pour les pythagoriciens la véritable clef de vie.
Nombre par excellence, premier impair qui réuni les propriétés des deux premiers chiffres 1 et 2.
Le 4 - le quaternaire : nombre parfait, racine des autres, nombre ineffable de Dieu.

En hébreu, quatre lettres parmi les 22 représentent le symbole de l'immortalité de l'âme qui se meut d'elle-même.
Considéré comme l'essence des quatre éléments, des quatre qualités fondamentales du corps : sec, humide, froid et chaud, des quatre principes géométriques : point, ligne, plan et solide, des quatre notes fondamentales de la gamme, des quatre fleuves du paradis terrestre, des quatre figures symboliques du char de la vision d'Ezechiel traduite par les quatre évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean.
Nous allons maintenant développer la Décade dont nous avons parlé précédemment.
Pour les pythagoriciens, la Décade était le plus sacré des nombres, le symbole de la création universelle.
C'est aussi sur le Dix qu'ils prêtaient serment en l'évoquant sous cette forme :
« La Tétraktys en qui se trouve la source et la racine de l'éternelle nature. Tout dérive de la Décade et tout y remonte. Le est l'image de la totalité en mouvement ».
Le 10 est la base du système décimal qui se répète à l'infini : « 1 » suivi de « 0 » indique que hors de l'unité tout est néant et ne subsiste que par le système des nombres qui permet d'arriver à la découverte du principe des choses.
Le 10 contient tous les principes de la divinité évoluée et réunie. 10 est le nombre de la Tétraktys, somme des 4 premiers nombres. 

Le symbole du Dix est très présent également chez les nombreux auteurs de la Bible.
Citons les dix commandements, les dix plaies d'Égypte, etc. Le 10 symbolise aussi les dix doigts des deux mains.
Il exprime la valeur ultime et nécessaire de la limite et de la forme, opposées à la non-limite et au chaos. Il faut rappeler que les chiffres précédents de la Décade étaient identifiés aux dieux, le dix signifiant la somme des pouvoirs divins maintenant la cohésion du cosmos.
Pour les alchimistes, la valeur dix représente les capacités multiplicatrices de la pierre. Cette pyramide recèle l'ensemble des connaissances et en elle se trouve la source et la racine de l'éternelle nature, cela par le jeu des quatre éléments : Feu, Air, Eau, et Terre.
Dans cette interprétation, la Tétraktys représente le fondement même de l'univers et des Dieux qui le composent, selon la célèbre sentence inscrite sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l'Univers et les Dieux ».
Elle symbolise ainsi la divinité dans son acte de création du monde. Dans la symbolique maçonnique de l'Équerre et du Compas, la Tétraktys fait allusion au passage de l'Équerre au compas ou du Carré Quatre au Cercle Un, créant ainsi l'harmonie entre, le créé et le divin ou si l'on préfère, la Matière et l'Esprit. En effet le Cercle est souvent considéré comme étant le point de départ d'une tradition ou la Source de la Doctrine.
Tandis que le Carré représente le point d'aboutissement d'une Tradition, le Réservoir qui contient l'Autorité Spirituelle. La Fontaine d'Enseignement.
Comme chacun de nous avons prêté serment lorsque nous nous sommes fait constituer Franc Maçon, nous l'avons vu les pythagoriciens prêtaient aussi serment par la Sainte Tétraktys.
Mais leur amour était si grand pour cette dernière, qu'on raconte qu'ils lui auraient adressé cette prière que je vous lirais en conclusion :

« Bénis nous, nombre divin, toi qui as engendré les dieux et les hommes !
O sainte, sainte Tétraktys !
Toi qui contiens la racine et la source du flux éternel de la création !
Car le nombre divin débute par l'unité pure et profonde et atteint ensuite le quatre sacré,ensuite il engendre la mère de tout, qui relie tout, le premier-né, celui qui ne dévie jamais, qui ne se lasse jamais, le Dix sacré, qui détient la clef de toutes choses » .



Thierry Ronat

17 Mai 6012
Ma.°. Lom.°.
Sources : Wikipédia – Oswald Wirth – Jules Boucher – René Guénon
http://www.ecossaisdesaintjean.org

vendredi 23 février 2018

Prieuré de Sion, mythe ou réalité ?





On connaît l'ordre des Chevaliers du Temple, puis celui des Hospitaliers, mais qui connait l'ordre du "Prieuré de Sion" ?

En dépit d'avoir des racines beaucoup plus anciennes, l'Ordre a en fait été fondé par Godefroy de Bouillon en 1099 et est historiquement lié à la dynastie mérovingienne, comme cela est bien connu. L'antiquité du dépôt émerge aussi par les éléments symboliques en corrélation ou en relation directe avec l'Ordre, comme le titre de « Roi pêcheur » donné aux rois mérovingiens. Un titre qui relie symboliquement à Babylone, se référant à Nimrod, la divinité babylonienne représentée par un homme avec la tête de poisson ou d'une coiffe en forme de poisson, un élément qui sera ensuite également repris par le Vatican comme un couvre-chef du Pape.

Cette liaison du Prieuré de Sion avec la dynastie mérovingienne a encore été célébrée officiellement en novembre 2016, grâce à la reconnaissance par la Maison Royale Mérovingienne de Gevaudan, à travers la personne de S.A.R.S. Dominus Esteve IV Rubén Albert I de Gevaudan, le dernier héritier de  Gevaudan, Maison Royale de la lignée mérovingienne, descendant précisément par les Comtes d'Autun, qui a donné la lumière aux Comtes de Toulouse par Ermengarde.

À ce jour, le Prieuré de Sion est l'un des très rares Ordres de chevalerie dans le monde ayant le privilège et le prestige d'être reconnu par une Maison Royale.




Précisons sans équivoque que, pour le Prieuré de Sion, il est absolument certain que la dynastie mérovingienne reste la croyance non seulement d'une connexion de la lignée de Jésus-Christ à la dynastie mérovingienne elle-même, mais aussi et surtout, il est plausible qu'il y ait une lignée de Jésus à nos jours.


Cet élément est absolument crucial, parce que, non seulement, il fait de Jésus un humain, mais permet de saisir la tangibilité des possibilités de croissance humaine vers le Divin.

Sion a été et est toujours dirigé par des grands maîtres dans toute l'Europe. En 1307 l'ordre du temple est anéanti par Philippe IV le Bel pour les raisons que l'on sait, mais le Prieuré de Sion reste intact, même de nos jours il reste actif. Son but est de restaurer la dynastie mérovingienne en Europe. Il est vrai certes que la royauté française a des liens avec les pays européens : Angleterre, Russie, Autriche, Espagne, etc... Pourquoi vouloir rétablir une dynastie disparue depuis 14 siècles ?
A moins qu'elle ne soit pas disparue et que dans le secret elle ait fait son chemin ? Ceci se justifie en tous points. Après la disparition de Dagobert II et de son fils Sigebert IV, la dynastie a continué à croître en ligne directe par les alliances et les mariages. En premier lieu avec Godefroi de Bouillon qui prit Jérusalem en 1099.
 Par la suite avec des familles nobles ou royales, anciennes ou de notre époque. De grands noms comme Saint Clair, Montesquiou, Habsbourg Lorraine, Blanchefort, Gisors, Lusignan, Plantard, Montpezat et Poher. Il n'y a aucun doute sur la descendance de la dynastie mérovingienne. Nos explications seront faites comme si cet ordre existait car contrairement aux Rose-Croix et aux Francs-Maçons, le Prieuré de Sion reste insaisissable. La première inscription trouvée est "PS" elle se trouve sur la tombe de Marie de Blanchefort. Il est tout de même troublant de remarquer que tout ramène à Rennes le Château et à l'abbé Béranger Saunière.
On peut être certain que l'ordre du Prieuré de Sion a pris le relais de l'ordre du Temple, suite à sa disparition en 1307. Il faut savoir que Baudoin 1er, duc de Lorraine et conquérant de Jérusalem, accepta la couronne pour devenir le premier roi de Jérusalem, ceci,  à la mort de son frère Godefroi de Bouillon. 
C'est ainsi que c'est perpétué la tradition royale fondée sur le mont Sion. Sa continuation se fit par les familles Capétienne, Plantagenêt, Habsbourg. Mais pourquoi évoquer une tradition royale ? Baudoin et ses descendants ont reçu le trône par élection et non par filiation. Nous savons que c'est Godefroi de Bouillon qui créa l'ordre de Sion en 1090, et que Baudoin 1er reçut la couronne de la main du Prieuré de Sion. Cet ordre se tenait à l'abbaye de Notre Dame du Mont Sion à Jérusalem ou, sur le Mont Sion colline située au sud de Jérusalem. Mais lorsque Godefroi de Bouillon investi Jérusalem en 1099,  il découvre les ruines d'une basilique datant du IVè siècle. C'est alors qu'il fit construire sur ces ruines, une abbaye, appelée "abbaye de Notre Dame du Mont Sion" ses chevaliers reçurent le nom de "Ordre de Notre Dame de Sion".




Explications et preuves


Deux chartes prouvent bien qu'un ordre avait existé bien avant les chevaliers du temple. L'une datant de 1116 et signée par le prieur Arnaldus, l'autre datant de 1125 sur laquelle on y trouve la signature du même prieur, mais cette fois accompagnée de celle d'Hugues de Payns premier grand maître de l'ordre du Temple. Pour expliquer ceci il faut se reporter en 1070. C'est cette année là que des moines italiens, conduits par Ursus, arrivent sur le domaine de Godefroi de Bouillon situé dans les Ardennes. Ils obtiennent de suite la protection de Mathilde de Toscane duchesse de Lorraine, tante et mère adoptive de Godefroi de Bouillon. Ils reçoivent d'elle, une terre à Orval près de Stenay, là où Dagobert II fut assassiné. En 1108 ils disparaissent après avoir construit une abbaye, qui en 1131 deviendra le fief de Saint Bernard. Le passage de ces moines laissera une trace dans l'histoire, car parmi eux se trouvait Pierre L'ermite, qui avec le pape Urbain II prêchera en 1095 la croisade. Il faut dit-il "faire cette guerre sacrée qui rendra aux chrétiens le tombeau de Jésus". C'est enfin l'embarquement pour la croisade, Godefroi de Bouillon n'est pas le seul, trois autres souverains quittaient l'Europe. Ils sont donc tous éligibles au trône de Jérusalem. Fait troublant, seul Godefroi de Bouillon vendit ses terres et domaines avant son départ pour l'Orient. Savait-il qu'il serait l'heureux élu ? En 1099, malgré les revendications du comte de Toulouse, Godefroi reçut le trône de Jérusalem, mais il n'accepta que le rôle de défenseur du Saint Sépulcre. Le titre de roi fut donné à son frère Baudoin en 1100. Il n'existe aucune trace de l'ordre de Sion entre 1118 création de l'ordre du Temple, et 1152. On peut être tenté de croire que l'ordre soit resté en terre sainte, dans l'abbaye de Jérusalem, car un fait étrange se produisit au retour de la seconde croisade. Louis VII roi de France ramena dit-on quatre vingt quinze membres. Pourquoi ? Comment pouvaient-ils aider le roi ? Sion oeuvrait-il dans le dos de l'ordre du Temple ?


L'Ordre de nos jours

Le Prieuré de Sion est, par sa nature spécifique, un Ordre très élitiste, mais pas dans la conception vulgaire et grossière du terme, parce que l'exigence d'accès à cette élite n’est pas la position sociale ou le budget, mais ce sont plutôt les capacités réelles et les qualités de l'individu qui déterminent les conditions requises pour accéder à l'Initiation et à nos enseignements.
Pour ces raisons, un Ordre comme le nôtre, qui a des ambitions et des objectifs comme ceux-ci, ne peut jamais être non élitiste, en raison d'une exigence logique et inhérente au facteur essentiel.
Compte tenu de la volonté d'ouverture envers les autres et d’un désir de partager et de transmettre ces connaissances, il a été décidé de créer plusieurs niveaux qui ne font pas tous partie de l'Ordre initiatique, mais seulement de l'Association en tant que structure institutionnelle.

Parmi ces niveaux, nous avons :
Le Membre sympathisant ne reçoit pas l'Initiation, ni ne participe à nos études ou nos activités d'initiation, mais, en appréciant nos idéaux et objectifs, coopère avec nous dans les activités profanes.
L’Initié du 1° au 3° Degré représente la base de l'Ordre qui est accessible à presque toute personne apte à rencontrer nos exigences et à entrer en contact avec profit avec nos enseignements.
Les Adeptes à partir du  4° Degré - Seulement très peu peuvent avoir accès aux niveaux supérieurs de l'Ordre à partir du 4° Degré. C’est le cœur des activités de l'Ordre où sont prises les décisions.
La raison qui nous a conduits à la réforme qui a donné naissance à cette nouvelle structure, a été de fournir un plus immédiat et compréhensible accès à ceux qui remplissent les conditions requises pour rejoindre le Prieuré de Sion. Malheureusement, à ce jour, la plupart des sites qui traitent des Ordres de Chevalerie ou rosicruciens, affichent leur contenu dans une clé trop hermétique pour être intuitivement comprise par le profane ou par celui qui pourrait toujours facilement être un candidat potentiel.

Le Prieuré de Sion est aujourd'hui une structure très complexe, mais extrêmement efficace, qui compte parmi ses devises inspirées : diligence, rigueur et méthode.

 Le Prieuré de Sion, mythe ou réalité ?
Perpétuel cherchant, je continue mes investigations car il n'y a pas de fumée sans Feu.





Thierry Ronat

jeudi 18 janvier 2018

Anniversaire de Louis-Claude de Saint-Martin ...


Aujourd'hui 18 janvier 2018, nous fêtons la date anniversaire, 275 ans de la naissance de Louis-Claude de Saint-Martin né en 1743 à Amboise.
Le "Philosophe inconnu" flambeau de l'Illuminisme.





"L'Homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même."


Ses œuvres :
  • Des Erreurs et de la Vérité (1775)
  • Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l'Homme et l'Univers (1782)
  • L'Homme de Désir (1790)
  • Ecce Homo (1792)
  • Le Nouvel Homme (1792)
  • Éclair sur l'association humaine (1797)
  • Le Ministère de l'Homme-Esprit (1802)
  • Les nombres, Nice, Belisane, 1983
  • Mon portrait historique et philosophique (1789-1803)



Thierry Ronat

mardi 2 janvier 2018

Très Bonne Année 2018 !


Que cette nouvelle année
 nous apporte la Lumière et la Paix !
 


"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres."