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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

mercredi 4 avril 2018

La Tétraktys Pythagoricienne




Quel intérêt avons-nous de rechercher la qualité dans le nombre. N’est-ce pas ici un travail contradictoire. Nous savons que la qualité ne peut rimer avec le nombre. Et pourtant, le nombre n’est pas un chiffre, c’est un élément de langage sacré comme aimaient à le penser nos ancêtres et en conséquence impliquait une logique universelle qui se confondait parfaitement avec l’intuition d’un profane éveillé. Ainsi nos philosophes Grecs de la logique et du mythe, grâce à l’acquis de la philosophie éducative, rendirent autonomes leurs systèmes de pensée en oubliant (parfois) qu’il ne peut y avoir d’autonomie de la pensée sans perspectives pour la liberté. La géométrie sacrée comme la numérologie qui en découle, sont l’exemple typique d’une liberté de mouvement et d’investigations que les élites d’initiés, ont pu mettre à jour aux temps anciens.
Héritiers des ces progressions phénoménales de la pensée, nous « modernes » aux pieds d’argiles, nous devons modestement nous incliner face à ce travail de « raisonnement intuitif » qui fut leur œuvre.



Par sa nature même, cette dernière a tellement fait l'objet d'études et d'analyses poussées de la part des plus grands symbolistes et philosophes qu'il reste peu de place à une interprétation personnelle. Malgré tout nous allons en livrer comme une sorte d'abrégé synthétique issu de mes lectures dans l'espoir de vous faire partager ma passion pour ce symbole. Par conséquent afin d'essayer d'en mieux comprendre tout le symbolisme qu'il soit mathématique, géométrique, et bien sûr maçonnique, il conviendra de donner en préambule quelques explications nécessaires qui feront qu'au fil de ce travail tous les frères, quel que soit leur grade, se retrouveront dans cette Tetraktys Pythagoricienne dont la richesse insoupçonnée est sans limites. Cette figure aussi cartésienne qu’irrationnelle est si fascinante qu'il me semble qu’elle possède en son sein l'essence même de la Franc-maçonnerie. Pythagore est un philosophe, mathématicien et scientifique présocratique qui serait né aux environs de 580 av. J.-C. à Samos, une île de la mer Égée au sud-est de la ville d'Athènes. On établit sa mort vers 495 av. J.-C. à l'âge de 85 ans.
Sa vie énigmatique permet difficilement d'éclairer l'histoire de ce réformateur.

Le néo-pythagorisme est néanmoins empreint d'une mystique des nombres.
En effet, pour Pythagore « Tout est nombre » ( Un le Tout ) L'apport majeur de Pythagore est l'importance de la notion de nombre et le développement d'une mathématique démonstrative, mais aussi religieuse. Pythagore donne des nombres une représentation géométrique. Arithmétique et géométrique sont sœurs. Les démonstrations arithmétiques s'appuient sur des figures et cette méthode porte le nom d'arithmétique géométrique.
La Tétraktys Pythagoricienne et le Carré de 4 en sont des exemples parfaits. Chaque unité est figurée par un point, de sorte que l'on a des nombres plans (1,4,9,16, etc. qui sont carrés et 1, 3, 6,10, etc. qui sont triangulaires), des nombres rectangulaires, des nombres solides (dits cubiques, pyramidaux, etc.), des nombres linéaires et des nombres polygonaux. Le premier nombre pyramidal est 4. Cette méthode permet le calcul de la somme des premiers entiers, des premiers entiers impairs ou encore le calcul des triplets pythagoriciens.

Le mot Tétraktys signifie « quadruple éclat rayonnant ».
Ce mot évoque le nombre 4 (Tétra) et une lumière rayonnante (Actys).
La Tétraktys Pythagoricienne ou Quaternaire est un nombre représenté par 10 chiffres disposés en triangle. C'est la raison pour laquelle on l'appelle nombre figuré triangulaire. Sa formule numérique est la suivante : 1 + 2 + 3 + 4 = 10.

Cette figure était sacrée. Les pythagoriciens prêtaient serment « par la Sainte Tétraktys » ou par une autre formule de serment « le Carré de 4 » , à ne pas prendre à la légère quand on sait que certains êtres savent aller au-delà du temps. La doctrine pythagoricienne à un caractère plus cosmologique que purement métaphysique. Rappelons ici que la cosmologie est la science qui étudie la structure et l'évolution de l'Univers considéré dans son ensemble. Le quaternaire est partout présent et toujours considéré comme le nombre de la manifestation universelle. C'est donc le point de départ de la cosmologie tandis que les nombres qui la précèdent, c'est-à-dire l'unité, le binaire, le ternaire, se rapportent uniquement à l'ontologie. C'est à dire l'étude de l'être en tant qu'être, de l'existence en général dans l'Existentialisme et sur la considération de l'essence divine, nécessairement pourvue de toutes les perfections, ce qui implique que Dieux existe.

Pour l'anecdote, à l'époque de Pythagore, chaque point noir était un petit caillou disposé sur le sol, d'où est venu le nom de calcul désignant les petits « cailloux » se formant dans certains organes comme la vésicule biliaire ou les reins. Comme nous l'avons vu précédemment, la Tétraktys Pythagoricienne comprend 10 points ordonnés en un triangle équilatéral. En fait, un point central entouré de 9 points et la base du triangle composé de 4 points. Par conséquent quatre rangées des 4 premiers nombres successifs, dont la somme vaut 10. Ce qui nous amène maintenant à entrer dans le cœur même de la Tetraktys car il y a de multiples manières de la voir.

En voici donc une première analyse :

Au sommet, un seul point qui symbolise l'Un, le Divin, principe de toute chose, l'être non encore manifesté.
Au-dessous, l'origine de la manifestation marquée par 2 points, symbolisant la première apparition, le dédoublement par couple ou dyade, le masculin et le féminin, le phallus et l’œuf, etc.
Donc le dualisme interne de chaque être.
Rappelons qu'en Franc-Maçonnerie le dualisme manichéen est une impasse existentielle par nature.
Viennent ensuite les 3 points correspondants aux 3 minéraux du monde : l'enfer, la terre et les cieux.
Ainsi qu'aux 3 niveaux de la vie humaine : physique, psychique et spirituel.
Et pour terminer, nous trouvons les 4 points de la barre de la pyramide symbolisant la terre, la multiplication de l'univers matériel, les 4 éléments, les 4 points cardinaux, les 4 saisons, etc.
Cet ensemble constitue la Décade, la totalité de l'univers créé et incréé.
Nous aborderons ce sujet un peu plus loin.


 
Une seconde analyse de la Tetraktys Pythagoricienne avec toute la symbolique maçonnique qui s'en dégage, attirera davantage encore notre attention. Le point supérieur peut être également vu comme la représentation de l'unité fondamentale, de la dualité, de l'espace et du temps, de la matérialité. Les deux points peuvent être vus comme la représentation de la complétude des opposés complémentaires. Rappelons encore que le travail du Franc-Maçon est de s'exercer à réunir les opposés et à observer les complémentaires. Représentation également de la dynamique de la vie des éléments structurels.
Les 3 points peuvent être vus comme la figuration de la totalité, du féminin et du masculin, de la création. Les 4 points peuvent être vus comme la représentation du feu, de l'air, de l'eau et de la terre. À noter qu'au cours de ses voyages, le récipiendaire est purifié par ces quatre éléments. Il est donc possible d'établir une correspondance entre ces éléments et la Tetraktys Pythagoricienne.
« Feu. , Air.. , Eau … , Terre …. »
La somme des quatre premiers nombres faits 10. Aller du 4 au 1, c'est aller du matériel, du tangible, du minéral au Divin, en passant par les fluides, les liquides ou les gazeux.
Mais rappelons encore que pour Pythagore « Tout est nombre ». Nous trouverons enfin, ci-après, le symbole des chiffres pour les pythagoriciens.

Le 1 - la monade : unité de l'existence et harmonie générale.
Le 2 - le binaire : la diversité, la division, la séparation.
Le 2 est la dyade (le nombre 2), principe passif et actif, masculin – féminin, faculté génératrice esprit-âme et corps humain d'une part, Divin, d'autre part.
Le 3 - la triade : la loi du ternaire est pour les pythagoriciens la véritable clef de vie.
Nombre par excellence, premier impair qui réuni les propriétés des deux premiers chiffres 1 et 2.
Le 4 - le quaternaire : nombre parfait, racine des autres, nombre ineffable de Dieu.

En hébreu, quatre lettres parmi les 22 représentent le symbole de l'immortalité de l'âme qui se meut d'elle-même.
Considéré comme l'essence des quatre éléments, des quatre qualités fondamentales du corps : sec, humide, froid et chaud, des quatre principes géométriques : point, ligne, plan et solide, des quatre notes fondamentales de la gamme, des quatre fleuves du paradis terrestre, des quatre figures symboliques du char de la vision d'Ezechiel traduite par les quatre évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean.
Nous allons maintenant développer la Décade dont nous avons parlé précédemment.
Pour les pythagoriciens, la Décade était le plus sacré des nombres, le symbole de la création universelle.
C'est aussi sur le Dix qu'ils prêtaient serment en l'évoquant sous cette forme :
« La Tétraktys en qui se trouve la source et la racine de l'éternelle nature. Tout dérive de la Décade et tout y remonte. Le est l'image de la totalité en mouvement ».
Le 10 est la base du système décimal qui se répète à l'infini : « 1 » suivi de « 0 » indique que hors de l'unité tout est néant et ne subsiste que par le système des nombres qui permet d'arriver à la découverte du principe des choses.
Le 10 contient tous les principes de la divinité évoluée et réunie. 10 est le nombre de la Tétraktys, somme des 4 premiers nombres. 

Le symbole du Dix est très présent également chez les nombreux auteurs de la Bible.
Citons les dix commandements, les dix plaies d'Égypte, etc. Le 10 symbolise aussi les dix doigts des deux mains.
Il exprime la valeur ultime et nécessaire de la limite et de la forme, opposées à la non-limite et au chaos. Il faut rappeler que les chiffres précédents de la Décade étaient identifiés aux dieux, le dix signifiant la somme des pouvoirs divins maintenant la cohésion du cosmos.
Pour les alchimistes, la valeur dix représente les capacités multiplicatrices de la pierre. Cette pyramide recèle l'ensemble des connaissances et en elle se trouve la source et la racine de l'éternelle nature, cela par le jeu des quatre éléments : Feu, Air, Eau, et Terre.
Dans cette interprétation, la Tétraktys représente le fondement même de l'univers et des Dieux qui le composent, selon la célèbre sentence inscrite sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l'Univers et les Dieux ».
Elle symbolise ainsi la divinité dans son acte de création du monde. Dans la symbolique maçonnique de l'Équerre et du Compas, la Tétraktys fait allusion au passage de l'Équerre au compas ou du Carré Quatre au Cercle Un, créant ainsi l'harmonie entre, le créé et le divin ou si l'on préfère, la Matière et l'Esprit. En effet le Cercle est souvent considéré comme étant le point de départ d'une tradition ou la Source de la Doctrine.
Tandis que le Carré représente le point d'aboutissement d'une Tradition, le Réservoir qui contient l'Autorité Spirituelle. La Fontaine d'Enseignement.
Comme chacun de nous avons prêté serment lorsque nous nous sommes fait constituer Franc Maçon, nous l'avons vu les pythagoriciens prêtaient aussi serment par la Sainte Tétraktys.
Mais leur amour était si grand pour cette dernière, qu'on raconte qu'ils lui auraient adressé cette prière que je vous lirais en conclusion :

« Bénis nous, nombre divin, toi qui as engendré les dieux et les hommes !
O sainte, sainte Tétraktys !
Toi qui contiens la racine et la source du flux éternel de la création !
Car le nombre divin débute par l'unité pure et profonde et atteint ensuite le quatre sacré,ensuite il engendre la mère de tout, qui relie tout, le premier-né, celui qui ne dévie jamais, qui ne se lasse jamais, le Dix sacré, qui détient la clef de toutes choses » .



Thierry Ronat

17 Mai 6012
Ma.°. Lom.°.
Sources : Wikipédia – Oswald Wirth – Jules Boucher – René Guénon
http://www.ecossaisdesaintjean.org

vendredi 23 février 2018

Prieuré de Sion, mythe ou réalité ?





On connaît l'ordre des Chevaliers du Temple, puis celui des Hospitaliers, mais qui connait l'ordre du "Prieuré de Sion" ?

En dépit d'avoir des racines beaucoup plus anciennes, l'Ordre a en fait été fondé par Godefroy de Bouillon en 1099 et est historiquement lié à la dynastie mérovingienne, comme cela est bien connu. L'antiquité du dépôt émerge aussi par les éléments symboliques en corrélation ou en relation directe avec l'Ordre, comme le titre de « Roi pêcheur » donné aux rois mérovingiens. Un titre qui relie symboliquement à Babylone, se référant à Nimrod, la divinité babylonienne représentée par un homme avec la tête de poisson ou d'une coiffe en forme de poisson, un élément qui sera ensuite également repris par le Vatican comme un couvre-chef du Pape.

Cette liaison du Prieuré de Sion avec la dynastie mérovingienne a encore été célébrée officiellement en novembre 2016, grâce à la reconnaissance par la Maison Royale Mérovingienne de Gevaudan, à travers la personne de S.A.R.S. Dominus Esteve IV Rubén Albert I de Gevaudan, le dernier héritier de  Gevaudan, Maison Royale de la lignée mérovingienne, descendant précisément par les Comtes d'Autun, qui a donné la lumière aux Comtes de Toulouse par Ermengarde.

À ce jour, le Prieuré de Sion est l'un des très rares Ordres de chevalerie dans le monde ayant le privilège et le prestige d'être reconnu par une Maison Royale.




Précisons sans équivoque que, pour le Prieuré de Sion, il est absolument certain que la dynastie mérovingienne reste la croyance non seulement d'une connexion de la lignée de Jésus-Christ à la dynastie mérovingienne elle-même, mais aussi et surtout, il est plausible qu'il y ait une lignée de Jésus à nos jours.


Cet élément est absolument crucial, parce que, non seulement, il fait de Jésus un humain, mais permet de saisir la tangibilité des possibilités de croissance humaine vers le Divin.

Sion a été et est toujours dirigé par des grands maîtres dans toute l'Europe. En 1307 l'ordre du temple est anéanti par Philippe IV le Bel pour les raisons que l'on sait, mais le Prieuré de Sion reste intact, même de nos jours il reste actif. Son but est de restaurer la dynastie mérovingienne en Europe. Il est vrai certes que la royauté française a des liens avec les pays européens : Angleterre, Russie, Autriche, Espagne, etc... Pourquoi vouloir rétablir une dynastie disparue depuis 14 siècles ?
A moins qu'elle ne soit pas disparue et que dans le secret elle ait fait son chemin ? Ceci se justifie en tous points. Après la disparition de Dagobert II et de son fils Sigebert IV, la dynastie a continué à croître en ligne directe par les alliances et les mariages. En premier lieu avec Godefroi de Bouillon qui prit Jérusalem en 1099.
 Par la suite avec des familles nobles ou royales, anciennes ou de notre époque. De grands noms comme Saint Clair, Montesquiou, Habsbourg Lorraine, Blanchefort, Gisors, Lusignan, Plantard, Montpezat et Poher. Il n'y a aucun doute sur la descendance de la dynastie mérovingienne. Nos explications seront faites comme si cet ordre existait car contrairement aux Rose-Croix et aux Francs-Maçons, le Prieuré de Sion reste insaisissable. La première inscription trouvée est "PS" elle se trouve sur la tombe de Marie de Blanchefort. Il est tout de même troublant de remarquer que tout ramène à Rennes le Château et à l'abbé Béranger Saunière.
On peut être certain que l'ordre du Prieuré de Sion a pris le relais de l'ordre du Temple, suite à sa disparition en 1307. Il faut savoir que Baudoin 1er, duc de Lorraine et conquérant de Jérusalem, accepta la couronne pour devenir le premier roi de Jérusalem, ceci,  à la mort de son frère Godefroi de Bouillon. 
C'est ainsi que c'est perpétué la tradition royale fondée sur le mont Sion. Sa continuation se fit par les familles Capétienne, Plantagenêt, Habsbourg. Mais pourquoi évoquer une tradition royale ? Baudoin et ses descendants ont reçu le trône par élection et non par filiation. Nous savons que c'est Godefroi de Bouillon qui créa l'ordre de Sion en 1090, et que Baudoin 1er reçut la couronne de la main du Prieuré de Sion. Cet ordre se tenait à l'abbaye de Notre Dame du Mont Sion à Jérusalem ou, sur le Mont Sion colline située au sud de Jérusalem. Mais lorsque Godefroi de Bouillon investi Jérusalem en 1099,  il découvre les ruines d'une basilique datant du IVè siècle. C'est alors qu'il fit construire sur ces ruines, une abbaye, appelée "abbaye de Notre Dame du Mont Sion" ses chevaliers reçurent le nom de "Ordre de Notre Dame de Sion".




Explications et preuves


Deux chartes prouvent bien qu'un ordre avait existé bien avant les chevaliers du temple. L'une datant de 1116 et signée par le prieur Arnaldus, l'autre datant de 1125 sur laquelle on y trouve la signature du même prieur, mais cette fois accompagnée de celle d'Hugues de Payns premier grand maître de l'ordre du Temple. Pour expliquer ceci il faut se reporter en 1070. C'est cette année là que des moines italiens, conduits par Ursus, arrivent sur le domaine de Godefroi de Bouillon situé dans les Ardennes. Ils obtiennent de suite la protection de Mathilde de Toscane duchesse de Lorraine, tante et mère adoptive de Godefroi de Bouillon. Ils reçoivent d'elle, une terre à Orval près de Stenay, là où Dagobert II fut assassiné. En 1108 ils disparaissent après avoir construit une abbaye, qui en 1131 deviendra le fief de Saint Bernard. Le passage de ces moines laissera une trace dans l'histoire, car parmi eux se trouvait Pierre L'ermite, qui avec le pape Urbain II prêchera en 1095 la croisade. Il faut dit-il "faire cette guerre sacrée qui rendra aux chrétiens le tombeau de Jésus". C'est enfin l'embarquement pour la croisade, Godefroi de Bouillon n'est pas le seul, trois autres souverains quittaient l'Europe. Ils sont donc tous éligibles au trône de Jérusalem. Fait troublant, seul Godefroi de Bouillon vendit ses terres et domaines avant son départ pour l'Orient. Savait-il qu'il serait l'heureux élu ? En 1099, malgré les revendications du comte de Toulouse, Godefroi reçut le trône de Jérusalem, mais il n'accepta que le rôle de défenseur du Saint Sépulcre. Le titre de roi fut donné à son frère Baudoin en 1100. Il n'existe aucune trace de l'ordre de Sion entre 1118 création de l'ordre du Temple, et 1152. On peut être tenté de croire que l'ordre soit resté en terre sainte, dans l'abbaye de Jérusalem, car un fait étrange se produisit au retour de la seconde croisade. Louis VII roi de France ramena dit-on quatre vingt quinze membres. Pourquoi ? Comment pouvaient-ils aider le roi ? Sion oeuvrait-il dans le dos de l'ordre du Temple ?


L'Ordre de nos jours

Le Prieuré de Sion est, par sa nature spécifique, un Ordre très élitiste, mais pas dans la conception vulgaire et grossière du terme, parce que l'exigence d'accès à cette élite n’est pas la position sociale ou le budget, mais ce sont plutôt les capacités réelles et les qualités de l'individu qui déterminent les conditions requises pour accéder à l'Initiation et à nos enseignements.
Pour ces raisons, un Ordre comme le nôtre, qui a des ambitions et des objectifs comme ceux-ci, ne peut jamais être non élitiste, en raison d'une exigence logique et inhérente au facteur essentiel.
Compte tenu de la volonté d'ouverture envers les autres et d’un désir de partager et de transmettre ces connaissances, il a été décidé de créer plusieurs niveaux qui ne font pas tous partie de l'Ordre initiatique, mais seulement de l'Association en tant que structure institutionnelle.

Parmi ces niveaux, nous avons :
Le Membre sympathisant ne reçoit pas l'Initiation, ni ne participe à nos études ou nos activités d'initiation, mais, en appréciant nos idéaux et objectifs, coopère avec nous dans les activités profanes.
L’Initié du 1° au 3° Degré représente la base de l'Ordre qui est accessible à presque toute personne apte à rencontrer nos exigences et à entrer en contact avec profit avec nos enseignements.
Les Adeptes à partir du  4° Degré - Seulement très peu peuvent avoir accès aux niveaux supérieurs de l'Ordre à partir du 4° Degré. C’est le cœur des activités de l'Ordre où sont prises les décisions.
La raison qui nous a conduits à la réforme qui a donné naissance à cette nouvelle structure, a été de fournir un plus immédiat et compréhensible accès à ceux qui remplissent les conditions requises pour rejoindre le Prieuré de Sion. Malheureusement, à ce jour, la plupart des sites qui traitent des Ordres de Chevalerie ou rosicruciens, affichent leur contenu dans une clé trop hermétique pour être intuitivement comprise par le profane ou par celui qui pourrait toujours facilement être un candidat potentiel.

Le Prieuré de Sion est aujourd'hui une structure très complexe, mais extrêmement efficace, qui compte parmi ses devises inspirées : diligence, rigueur et méthode.

 Le Prieuré de Sion, mythe ou réalité ?
Perpétuel cherchant, je continue mes investigations car il n'y a pas de fumée sans Feu.





Thierry Ronat

jeudi 18 janvier 2018

Anniversaire de Louis-Claude de Saint-Martin ...


Aujourd'hui 18 janvier 2018, nous fêtons la date anniversaire, 275 ans de la naissance de Louis-Claude de Saint-Martin né en 1743 à Amboise.
Le "Philosophe inconnu" flambeau de l'Illuminisme.





"L'Homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même."


Ses œuvres :
  • Des Erreurs et de la Vérité (1775)
  • Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l'Homme et l'Univers (1782)
  • L'Homme de Désir (1790)
  • Ecce Homo (1792)
  • Le Nouvel Homme (1792)
  • Éclair sur l'association humaine (1797)
  • Le Ministère de l'Homme-Esprit (1802)
  • Les nombres, Nice, Belisane, 1983
  • Mon portrait historique et philosophique (1789-1803)



Thierry Ronat

mardi 2 janvier 2018

Très Bonne Année 2018 !


Que cette nouvelle année
 nous apporte la Lumière et la Paix !
 


"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres."



jeudi 28 décembre 2017

INRI et le symbolisme de la lettre N inversée




I.N.R.I., dit titulus crucis, est l'acronyme de l'expression latine : Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm, généralement traduit par : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ».
Nous savons par les Evangiles que Pilate fit graver l'expression en trois langues :
Hébreux, Grec et Latin.
Mais ces quatre initiales I.N.R.I. sont sources de bien d'autres interprétations comme nous allons le voir ci-dessous.

I.N.R.I. représente les noms des quatre éléments en Hébreu :
  • Iam, l'eau
  • Nour, le feu
  • Ruach, l'esprit ou air vital
  • Labeshah, la terre.
C'est la clé occulte du mystère de la crucufixion, car ces éléments symbolisent tout d'abord le Sel, le Soufre, le Mercure et l'Azote employés par les anciens alchimistes pour fabriquer la Pierre Philosophale, le solvant universel, l'élixir de vie.
Les deux lettres (Iam et Iabeshah) représentent l'eau, élément lunaire: a) à l'état liquide, avec du sel en solution; sous forme d'extrait coagulé de cette eau, le "sel de la terre".
En d'autres termes, il s'agit des véhicules fluidiques subtils de l'homme et de son corps dense.
En hébreu, N, Nour, signifie le feu et les éléments combustibles dont les principaux sont le soufre et le phosphore, si nécessaires à l'oxydation et sans lesquels le sang chaud ne saurait exister.
Sans eux, l'Ego (=âme) ne pourrait donc pas se servir du corps et la pensée ne pourrait pas trouver une expression matérielle.
Quant à R, Ruach, c'est l'équivalent en hébreu de l'esprit ou azote des alchimistes fonctionnant dans l'intellect mercurien.

Ainsi les quatre lettres I.N.R.I, apposées sur la croix du Christ selon les Evangiles, représentent l'homme composite, le Penseur, au point de son développement spirituel où il se prépare à se libérer de la croix de son véhicule dense.

Poursuivant notre interprétation dans le même sens, nous pouvons noter que I.N.R.I est le symbole du candidat crucifié, pour les raisons suivantes:

Iam est le mot hébreu signifiant eau, l'élément fluidique lunaire, qui forme la principale partie du corps humain, et ce mot est aussi le symbole des véhicules fluidiques plus subtils des désirs et des émotions.

Nour, le mot hébreu signifiant feu, est la représentation symbolique su sang rouge producteur de chaleur, chargé de fer martien, de feu et d'énergie, que l'occultiste voit circuler comme un gaz à travers les artères et les veines du corps humain, lui infusant énergie et ambition, et sans lequel il ne saurait y avoir de développement spirituel, ni progrès matériel.
Il représente aussi, comme nous l'avons déjà dit, le soufre et le phosphore nécessaires à la manifestation matérielle de la pensée.

Rouach, le mot hébreu qui veut dire Esprit ou air vital, est le symbole de l'Ego revêtu de l'intellect mercurien qui fait de l'homme un Homme et lui permet de contrôler et de diriger ses véhicules et ses activités physiques d'une manière rationnelle.

Iabeshah est le mot hébreu qui veut dire terre; il représente la partie de chair solide dont se compose le corps terrestre cruciforme, cristallisé à l'intérieur des véhicules plus subtils à la naissance, et séparé d'eux dans le cours ordinaire des choses à l'heure de la mort, ou dans l'événement extraordinaire qui consiste à apprendre à mourir d'une mort mystique pour atteindre momentanément à la gloire des sphères supérieures.

Ce degré de développement spirituel du Chrétien Mystique implique donc un renversement de la force créatrice qui descend habituellement le long de la moëlle épinière tripartite dont les trois segments sont gouvernés par la Lune, Mars et Mercure.
C'est le rayon de Neptune qui allume alors le feu régénérateur spirituel de l'épine dorsale qui se dirige vers le haut et fait vibrer le corps pituitaire et la glande pinéale.
Cette vibration ouvre la vue spirituelle et frappe le sinus frontal; elle fait palpiter de douleur les points symbolisés par la couronne d'épines.
C'est le lien avec le corps physique qui est brûlé par le feu sacré de l'esprit éveillant ce centre de son long sommeil aux pulsations d'une vie qui finit par gagner les autres centres de l'étoile stigmatique à cinq branches .
Ils sont ainsi vitalisés et le véhicule entier devient brillant dans une auréole d'or.

Les livres hermétiques nous éclairent sur une autre signification :
I (Iod) symbolisait le principe créateur actif et la manifestation du principe divin que féconde la substance.
N (Naïn) symbolisait la substance passive, moule de toutes les formes.
R (Rasit) symbolisait l'union des deux principes et la perpétuelle transformation des choses créées.
I (Iod) symbolisait à nouveau le principe créateur divin, pour signifier que la forme créatrice qui en est émanée y remonte sans cesse pour en rejaillir toujours.
« La rose-croix, formant ainsi un bijou précieux, était l'attribut des anciens mages, qui le portaient suspendu au cou par une chaîne d'or. Mais, pour ne pas laisser livré aux profanes le mot sacré I.N.R.I., ils remplaçaient ces quatre lettres par les quatre figures qui s'unissent dans le sphinx : la tête humaine, le taureau, le lion et l'aigle. »
Voici quatre sens de ces quatre lettres :
  • Sens matériel. - Jesus Nazaraeus Rex Judaeorum
    (Jésus le Nazaréen Roi des Juifs)
  • Sens majeur. - Igne Natura Renovatur Integra
    (La Nature purifiée est renouvelée - régénérée - par le feu).
  • Sens supérieur. - Inefflabile Nomen Rerum Initium
    (Le Nom ineffable est le commencement des choses).
Lire aussi, au sens psychique : Intra Nobis Regnum Jehovah (Au dedans de nous est le règne de Jéhovah). (Jean Tabris)
À titre anecdotique, quelques autres explications qui ont été relevées de ces quatre lettres :
  • Igne Nitrium Roris Invenitur
    (Par le feu se découvre le Nitre de la Rosée) (hermétique).
  • Jamaïm, Nor, Rouach, Jabashah
    (Eau, Feu, Air, Terre) (hébraïque).
  • Justum Necare Reges Impios
    (Il est conforme à la justice de mettre à mort les rois impies)(jésuitique).
  • Ignatii Nationum Regumque Inimici
    (Les disciples d'Ignace (sont) les ennemis des nations et des rois) (antijésuitique).
  • Indefesso Nisu Repellamus Ignorantiam
    (Que par l'effort infatigable nous repoussions l'ignorance).
  • Infinitas Natura Ratioque Immortalitas
    (La Nature (révèle) l'immensité et la raison l'immortalité).
  • Insignia Natures Ratio Illustrat
    (La raison dévoile les merveilles de la Nature)
  • Justicia Nunc Reget Imperia
    (Maintenant la justice régira les empires).
Enfin une autre des plus significatives :
D'où venez-vous ? De la Judée.
Par quelle ville avez-vous passé ? Par Nazareth.
Qui vous a conduits ? Raphaël.
De quelle tribu êtes-vous ? De Juda.


A travers mes recherches, j'ai été frappé par le grand nombre de N inversés, soit en solitaires sur des murs d'églises, des tombes, soit au sein de noms propres, de signature d'œuvres ...
Le premier réflexe est de supposer une faute d'orthographe, ou plus exactement une erreur d'inattention, ou encore une erreur typographique de gaucher. Mais la présence, comme nous le verrons, de N inversés dans des signatures d’œuvres d'art ne peut se satisfaire de cette simple explication. La majorité de ces N inversés sont trouvés sur des lieux religieux ou à caractères religieux. Cet état de fait se verra toutefois troublé par la découverte de N inversés dans l'édition d'un jeu de tarot de Marseille. Auquel cas, nous pouvons affirmer que le N inversé n'est pas limité à un statut religieux mais plus généralement spirituel.

Ci-dessous quelques exemples :

Sur plusieurs tableau de Signol, dans l'église Saint-Sulpice de Paris.

Sur le tableau les Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin. (ET IN, le N est inversé)
Sur la signature de livres de Jules Verne.

Le INRI de la pierre tombale de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château a son N inversé. On en trouve beaucoup dans cette région de l'Aude.
L'inverse de N peut se lire en langue des oiseaux, l'inverse de HaineOr l'inverse de haine est l'Amour. Or il n'y aurait rien de plus normal que de retrouver l'Amour dans le symbole du Christ et donc dans les églises et les cimetières. Cette explication si lumineuse nous semblait suffisante au premier abord. Jusqu'à ce que nous nous soyons penché sur les 2 cartes de tarot, qui ont beaucoup plus à dire.
Après vérification, aucune autre carte de ce jeu de tarot n'a de N inversé. Les autres N sont tous à l'endroit. En conclusion, l'inversion du N associée à ces deux cartes l'est pour des raisons précises.
Le renversement de N, l'Amour donc, associé à la carte de la Roux de la Fortune, ou Centre du Monde, nous amène à réfléchir à un symbole très connu:
En effet le symbole commun à l'Amour et au Centre du Monde est le Cœur.
En rapport à notre démonstration, la carte VI du tarot, dont les chiffres romains forment un N inversé.

Ce n'est pas un hasard puisqu'il s'agit justement de la carte de l'Amoureux et que l'Eros-archer vise le coeur du personnage central. A noter qu'il n'existe pas de carte IV (que l'on peut autrement appeler carte "Haine") dans le tarot, la quatrième arcane majeure étant en effet notée IIII.
A remarquer aussi que, dans notre jeu ancien, "Amoureux" est écrit "Amourex", Rex signifiant le Roi en latin: il semblerait donc bien qu'il s'agisse là de l'élu par l'Amour...

Nous allons maintenant essayer de décrire ce que dit l'ésotérisme chrétien sur l'Amour, ainsi que son pendant dans l'imagerie alchimique.
Ainsi, l'être humain, nous dit la Bible, est composé d'un corps, d'une âme, et d'esprit. L'alchimie dit la même chose pour toute la matière de l'univers.
Le corps est la manifestation matérielle de notre esprit.
L'âme est le centre de nos émotions: l'amour, la haine, l'envie, la joie, la tristesse, etc...
Ces émotions, nous les visualisons et ressentons communément dans notre cœur. Ce qui a amené d'ailleurs l'antiquité a déclarer que l'âme, se trouvait logé dans le cœur.
Enfin l'esprit est le moteur de notre âme. C'est l'étincelle de Dieu en nous. Et elle se trouve localisée au sein de l'âme, derrière la couche bien humaine des sentiments. Ressentir son esprit serait ainsi découvrir la Grâce, l'Amour de Dieu.
"Connais-toi toi-même"
Atteindre son esprit, qui se trouve cachée derrière les sentiments de l'âme, c'est atteindre le Centre du Monde, canal direct avec Dieu.
Or cet esprit se trouve en nous derrière les sentiments corporels de notre cœur.
L'Esprit se trouve donc réellement au Centre de notre Cœur.
D'où la différence entre l'amour (âme) et l'Amour (esprit). L'un est sentiment humain, l'autre est état surhumain.
L'Amour est le moteur du monde et chacun d'entre nous en a une étincelle (Sel d'Etain?) dans son cœur. L'atteindre, la Bible et les philosophes alchimistes le disent, est un jeu d'enfant. Mais c'est aussi de façon contradictoire le jeu le plus difficile, car il faut apprendre à dissocier ses sentiments humains de l'Amour véritable.
D'où aussi la nécessité des chevaliers de nos légendes d'avoir un cœur pur pour aboutir à leurs quêtes spirituelles, car toute pollution du cœur par l'âme (l'envie, l'amour pour une femme, la haine) ferme le canal vers l'esprit au centre du cœur. Ainsi des échecs de Perceval, coupable de la mort de sa mère, de Lancelot, coupable d'un amour interdit envers Guenièvre, etc... Seul Galaad, nouvel archétype du Christ, sans la moindre attache sur terre, parvient au but ultime.
Pour revenir à l'état de Grâce, le canal avec l'esprit ainsi créé lors de l'atteinte du Centre du Cœur permet les intuitions illuminatrices, les révélations, les coïncidences inexplicables. L'atteinte du Centre du Monde permettrait de reproduire cet état "surhumain" à volonté. 

Le travail de l'initié, revient à créer les conditions qui permettent d'atteindre cet état, voire même ultimement de s'y fondre et disparaitre (c'est ce que dit la légende, voir en particulier la disparition mystérieuse de Fulcanelli).
Aussi nous devinons la signification du N inversé sur les tombes : Le mort déclare ainsi avoir atteint la Grâce et dépassé l'état de mortel ... Et Jésus en qu'émanation de Dieu sur Terre justifie bien l'emploi du N inversé dans le terme I.N.R.I.
Celui qui appose un N renversé sur sa tombe ou sur ses œuvre, déclare sa condition d'élu.



Thierry Ronat

mercredi 6 décembre 2017

Le Phénix




Intéressons-nous aujourd'hui au symbolisme de cet oiseau merveilleux au rouge plumage, dont les chapitres maçonniques ont emprunté la couleur, couleur du Feu principe. Cet oiseau miraculeux qui pour mourir monte sur un bûcher où il sera consumer par les flammes pour renaitre de ses cendres, animé d'une nouvelle jeunesse. La légende et émouvante, mais le mythe est profond. Le phénix comme la nature entière dont il est l'image, comme l'homme dont il est l'emblème, est rénové par le feu.
Le phénix, c'est la formule I.N.R.I. devenus vivante et agissante et montrant le feu, physique, intellectuel, moral, spirituel, dans son rôle éternel d'agent transformateur, qui opère l'intégration et la désintégration et fait gravir à tous les êtres, les échelons de l'évolution universelle.



Pareil à la nature, l'homme va brûler son vieil être pour en faire naître un nouveau, meilleur et plus perfectionné.
Renaissance, régénération, réveil, vie nouvelle, le Phénix, plus expressif encore que le rameau d'Acacia du Maître, est comme lui le symbole de l'immortalité sous toutes ses formes. Dans l'antiquité, cet oiseau fabuleux était consacré au soleil. L'alchimie l'a donné pour emblème au Soufre des sages, dont le signe était une croix surmontée d'un triangle.

La même notion se retrouve dans les formules montrant la vie sortant de la mort, la lumière des ténèbres, je jour de la nuit. Hiram surgit du tombeau sous les traits d'un nouveau Maître. C'est l'expression du cycle indéfini des phénomènes de la nature.
Ainsi l'initié, mort à la vie profane pour recevoir la lumière et s'élever sur l'échelle humaine, mort encore une fois avec Hiram pour faire une nouvelle ascension en renaissant en son nom, va accomplir une nouvelle transformation, s'il sait s'incorporer effectivement les enseignements du grade. Il gravit une nouvelle pente, comme la matière de l’œuvre alchimique s'épure successivement en passant par plusieurs volatilisations et condensations et la couleur rouge indique bien que le but doit être atteint.

Le plomb est complètement changé en or.

L'homme doit être maintenant le véritable sage actif, qui a placé le centre de gravité de sa personne dans la Connaissance qu'il a acquise et chez lequel la transformation en homme nouveau est accomplie.
L'homme n'atteint sa véritable grandeur que lorsque il se fait le collaborateur conscient du Grand Œuvre Universel et met sa volonté au service de l'Humanité pour qu'elle se perfectionne sans cesse.


Ainsi devient tangible dans l'ordre humain le grand cycle universel que le vieil hermétisme égyptien avait peint sous le symbolisme de l'Ouroboros, le serpent qui se mord la queue : Un le Tout !


Thierry Ronat



mercredi 25 octobre 2017

Agartha et Roi du Monde


L'histoire de l’humanité que nous connaissons ne représente qu'une seconde sur l'échelle de la cosmogonie. Quels sont les évènements, les civilisations qui ont précédés cette seconde ?

Notre modestie d'Homo Sapiens dusse-t-elle en souffrir, nous venons juste d'apparaître sur la montre de Chronos, mais qu'est-il advenu de nos prédécesseurs car statistiquement comment pourrions-nous être les premiers et les seuls ? Les Atlantes, les Lémuriens et bien d'autres nous ont précédés.

Sont-ils partis à la conquête d'autres planètes après avoir épuisés les ressources de la Terre ?
Ont-ils tous disparus suite à un cataclysme naturel, suite un cataclysme nucléaire ?
Certains sont-ils encore parmi nous ? Ou se seraient-ils réfugiés ?
Dans les entrailles de la Terre ? Après tout la Terre est notre maison, pourquoi vivre sur le toit de la maison plutôt qu'à l'intérieur ?




Jules Verne n'est pas le seul à nous parler de ce monde sous-terrain dans plusieurs de ces ouvrages. Mais il nous a parler aussi des voyages lunaires, des sous-marins et bien d'autres sujets avant leurs arrivées. Pourquoi se serait-il trompé sur ce sujet ?


 
Bien d'autres personnages partagent l'idée que notre terre serait creuse, je vous laisse faire vos propres recherches.


Il est à noter que l'existence de « royaumes souterrains » est partie intégrante de nombreuses croyances religieuses, comme les Enfers de la mythologie, le Svartalfheim des Scandinaves ou l'Enfer chrétien. La notion de monde souterrain est aussi ancienne que répandue. Elle est présente dans les écrits culturels et religieux de l'Égypte et de la Grèce antiques.
Étrangement, des parallèles peuvent être établis entre la notion de Terre Creuse et les traditions mystiques orientales. En particulier, la notion bouddhiste de Agharta, qui suppose un monde souterrain et mystique existant depuis l'aube de la préhistoire. Selon la tradition bouddhiste, le Royaume d'Agharta, est réputé pour être un lieu de paix et tranquillité dont les habitants, au nombre de plusieurs millions, ont atteint un haut degré d'accomplissement scientifique.
Le monde souterrain serait d'une beauté surprenante, avec des soleils intérieurs, des lacs, et des palais de cristal pur. Des émissaires de confiance effectueraient des missions à la surface pour aider l'Humanité à s'élever à un état supérieur de conscience spirituelle.
Les lamas connaissent l’Agartha et sa capitale Shambhala. Nul ne peut y pénétrer s’il n’y a pas été invité, ou si son karma n’est pas prêt pour cela. Les lamas en protègent l’entrée sacrée.
En 1880, selon les déclarations des Indous, le Roi du Monde aurait fait une prophétie quand il est apparu au monastère de Narabanchi :" Les peuples d'Agartha sortiront de leurs cavernes et apparaîtront à la surface de la terre."

En Amazonie les aborigènes affirment qu'il y a tout un monde à l'intérieur de notre planète.
Les Indiens Macuxi sont des Indiens vivant en Amazonie, dans des pays comme le Brésil, la Guyana et le Venezuela. Selon leurs légendes, ils sont les descendants des enfants du Soleil, le créateur du feu,  de la maladie, et de la protection de la Terre intérieure.  

On sait qu’il existe beaucoup d’entrées disséminées partout sur la planète, beaucoup de noms circulent : Cueva de los Tayos, Équateur - Désert de Gobi, Mongolie - Grotte de la sibylle de Colchide, mont Atlas, Géorgie - Grotte de la sibylle de Cumes près de Naples, Italie - Chutes d'Iguaçu, Argentine - Mammoth Cave, Kentucky, États-Unis - Mato Grosso, Brésil - Mont Epomeo, Italie -  Uluru (Ayers Rock) Australie - Bugarach (Aude) France - Grottes (Ngog Lituba) Cameroun etc…




D’ailleurs, il n’y a pas que notre planète qui serait creuse, notre Lune le serait, et toutes les planètes dans l’univers le seraient également !


Alors que tous les yeux sont tournés vers l’espace à la recherche de vie extraterrestre ou d’exoplanètes habitables, des écosystèmes entiers restent inexplorés, tout près de nous, là, sous nos pieds et au fond des océans.
Découverte d’une porte secrète, entrée du monde inconnu de la terre creuse…?
Cette pierre gravée, a été faite par les Mayas, et a été trouvée, avec beaucoup d’autres, sur le site de  Calakmul, il y a environ 80 ans selon l’INAH (l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire) du Méxique.
La représentation parle d’elle même, on y voit clairement des vaisseaux entrer et sortir de la Terre représentée creuse, la Lune y est même représentée à l’échelle pour que cela soit bien clair pour celui qui contemplerait cette œuvre.



Dans de nombreux enseignements traditionnels, on admet l’existence d’une Société d’Initiés qui, d’un Centre mystérieux, règle les destinées du monde. Ce centre, selon les traditions, se nomme :
  • Shamballah
  • Grande Loge Blanche
  • Le Saint Empire
  • Le Collège de la Lumière
  • La Cité du Soleil
  • Royaume du Prêtre Jean
  • Centre du Monde
  • Nouvelle Atlantis
  • Macaria
  • Ville Sainte Universelle
  • L’Agartha.
et les êtres qui peuplent le Centre sont désignés sous différents vocables :
  • Moines blancs
  • Très Sages
  • Compagnons de la Tour
  • Pères du désert
  • Esychastes
  • Frères aînés
  • Maîtres spirituels
  • Sages de Sion
  • Maîtres invisibles
  • Jardiniers d’Elzbethstein
  • Maîtres du Monde
  • Supérieurs inconnus.
Le Très Haut Dignitaire est ainsi désigné :
  • Prince du Royal Secret
  • Melchisédech
  • Makarie
  • Le Roi du Monde.
     
Il existeraient plusieurs entrées permettant d'accéder à ce monde.


Papus disait, il y a cent ans : « Existe-t-il en Europe des Maîtres Véritables, à côté, en dehors ou au dedans de centres initiatiques ? A cette question, je répondrai par l’affirmative. » (1)


QUELLE EST CETTE SOCIETE DE HAUTS INITIES.

Gustave Meyrink, dans un extrait du « Dominicain blanc », dit que depuis des temps immémoriaux, il existe sur la Terre un groupe d’hommes qui régit la destinée des hommes et que, pour soulager le fardeau sous lequel l’humanité soupire, la BEAUTE sera désormais le seul dieu auquel l’humanité devra adresser ses prières.
Goethe nous parle d’une société secrète initiatique, à caractère pédagogique et social, « La Société de la Tour ». Elle est simplement la préfiguration d’une Obédience maçonnique idéalisée (2) ; cérémonies occultes, grades initiatiques, ubiquité dans l’action où tout porte mystère. Il s’agit non seulement d’un ordre, mais d’une société universelle qui mène le monde.
Arrêtons-nous un peu sur la Synarchie (3)
Cette dernière est assimilée à une Loge maçonnique et son initiateur, Joseph Alexandre Saint Yves, marquis d’Alveydre (1842-1909), est un des auteurs qui ait évoqué clairement la légende du Roi du Monde et consacré un ouvrage au Centre Initiatique qu’il appelle « L’Agartha ». Pour confirmer cette thèse, citons Lucius Amplius, écrivain du IIIème siècle et auteur d’un « Liber mémoralis » dont on retrouve trace à Leyde en 1638, qui fait état d’une cité appelée « Agartus », près du Nil.
Bô Yin Râ (4) postule l’existence d’une « Grande Loge Blanche »
« Cénacle des Auxiliaires Spirituels » qui représente l’union la plus singulière qui soit sur cette planète. Les membres de cette « Un-Ion » ne se rapprochent corporellement les un des autres que très exceptionnellement, et cependant, leur contact spirituel est ininterrompu.

La Franc-maçonnerie du XVIIIème siècle, Les Rosicruciens, les Martinistes parlent de « Supérieurs Inconnus ».
Qui furent-ils, puisqu’ils sont inconnus ?
Ce qui est sûr, c’est que dans cette légende qui donne lieu à de nombreuses controverses, se retrouve toujours l’image d’Initiés ayant atteint un tel degré de réalisation spirituelle qu’ils sont devenus capables de savoir ce qui convient aux individus et aux sociétés.
Vers 1800 surgit, ou resurgit, d’après Jacques Bergier et Louis Pauwels dans « Le matin des magiciens » (5), une société initiatique strictement fermée « La Fraternité Hermétique de l’Aube d’Or ». Ses membres sont limités à 144, tous Maîtres Maçons, et que les vrais chefs sont les Supérieurs Inconnus.

Notons que l’Ordre Martiniste appelle ses membres :

  • Supérieur inconnu, au troisième degré
  • Supérieur inconnu initiateur au quatrième degré

LE ROI DU MONDE

On retrouve le « Roi du Monde » (6) dans de nombreuses civilisations. Il se tiendrait à Agartha, Centre Suprême, appelé « Le Pôle » par René Guénon.
Le Roi du Monde est associé à Melchisédech, personnage biblique, à la fois prêtre et Roi de Salem, et apparaît dans la Genèse pour bénir Abraham. Il est le Roi du Monde, le Prêtre Jean, le Châkrânarti de l’Inde védique.
Dans l’épître aux Hébreux (V, 9-10), il est dit : « Tout fils qu’il était (le Christ), il fut proclamé par Dieu « Grand Prêtre de l’Ordre de Melchisédech ».
Dans Genèse XIV, 18 et Hébreux V, VI, VII...il est soutenu que Melchisédech était l’envoyé de l’Agartha.
Les prêtres catholiques et orthodoxes sont ainsi ordonnés : « Tu est sacerdos in æternum, secundum ordinem Melchisédech ».

L’AGARTHA

Agartha traduction d’un terme du bouddhisme mahayana, il désigne le royaume souterrain situé au centre de la Terre (peut-être au Tibet), où règnerait le Roi du Monde.
Selon les auteurs, il est réel ou symbolique. Il semblerait que ce centre de la Terre, l’Agartha, se présente comme le centre du Monde, sans limitation géographique. Il répond donc à une réalité universelle, voire la « Ville Sainte Universelle ».
De fait, il semble bien que le symbolisme hyperboréen de la ville de Thulé et celui de Luz, la Ville Bleue chez les Hébreux, soient encore des images de la même nostalgie : celle de la Grande Cité Inaccessible, où les hommes vivaient en amitié avec les dieux.



Tous les livres sacrés, depuis des temps immémorables, ont précisé que nos récentes civilisations ont été précédées par une civilisation apportée par des « extra-terrestres », grands, blancs à la chevelure claire. Les pyramides d'Egypte, la « pampa » des Andes Péruviennes à Nazca, le trident de 250 m de haut dans la baie de Pisco, le calendrier de Tianhuanaco et toutes les gravures murales représentant des aéronautes, ainsi même que les écrits bibliques nous mettent devant un fait inéluctable.
Est-ce là la réalité ancienne, ayant imprimé nos chromosomes au point d’avoir des réminiscences porteuses d’images, au fil des siècles, qui font apparaître nos Initiateurs Primaires comme des Supérieurs Inconnus ?


Force est de constater que notre Histoire sociale et religieuse est trafiquée depuis des millénaires. Rappelons-nous seulement de Galilée « Eppur se mueve » en parlant de la Terre, de toutes ces bibliothèques pillées et brûlées où tout le passé de l’humanité sombra dans des brasiers.
Mais, recentrons-nous sur le mythe cabalistique d’une puissance souterraine régnant clandestinement sur la société, souterraine ou même sous-marine. Ce mythe, vieux comme le monde prit-il corps par opposition aux cités célestes, séjour des dieux ?

Dans le mystère de l’Agartha, les occultistes reconnaissent volontiers la symbolique des entrailles de la mère, de la caverne et de la grotte initiatique, tout comme la Franc-maçonnerie avec l’épreuve de la Terre.
Pour ceux à qui cela parle, rappelez-vous :
Le cabinet de réflexion, V.I.T.R.I.O.L., Tubal-Kaïn, la caverne, la voute sacrée ...


Ne faudrait-il pas voir dans la légende de l’Agartha, le mythe du paradis perdu, de l’homme déchu cherchant à se recentrer ?
L’Agartha, le Roi du Monde, c’est peut-être, alors, la Quête du Graal, la recherche de ce qui a été perdu auquel la Franc-maçonnerie participe activement.

« Visite l’intérieur de la terre et, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée »


(1) - « Traité élémentaire des sciences occultes », 5° édition (Paris – Chanel 1888). PAPUS (Docteur Gérard ENCAUSSE, né le 13/07/1866 à La Corogne (Espagne) et décédé le 25/10/1916.
(2) - Structure participant à la fois des Templiers et de la Rose-croix, de la Franc-maçonnerie et de la Confrérie Mystique du Saint Graal. Société d’élus hauts initiés perpétuant un message sacré.
(3) - La Synarchie, pendant la deuxième guerre mondiale, a été désignée comme la plus secrète et la plus nocive des loges maçonniques.
(4) - Nomen mysticum de Joseph Scheiderfranken, né en 1876 à Aschaffenburg.
(5) - « Le matin des magiciens », collection « Folio », Editions Gallimard, 1960, page 337 du numéro 129.
(6) - « Le Roi du Monde » de René Guénon, d’après une publication de « La mission de l’Inde en Europe », de Saint Yves d’Alveydre et de celle de « Bêtes, hommes et dieux », de Ferdinand Ossendowski.


Thierry Ronat